Que vous soyez plutôt matinal ou du type « oiseau de nuit », vous pouvez moduler votre horaire en fonction de votre rythme, de vos périodes de plus grande productivité et de vos impératifs personnels et familiaux. Du moment que vous bouclez vos mandats aux dates déterminées avec vos clients, vous êtes en affaires! Attention toutefois : le client est aussi le patron, et certaines périodes s’avèrent intenses. La liberté totale dont jouirait le travailleur autonome est un mythe. Les clients ont leurs propres contraintes et il faut parfois faire des acrobaties pour tout mener de front.
Vous pouvez voyager et travailler en même temps. Travailler en ligne ne vous limite pas géographiquement. Cela vous donne la flexibilité de faire vos voyages pendant que vous travaillez. Dans un environnement de travail traditionnel, vous devez vous présenter au bureau tous les jours et cela vous empêche de voyager et de travailler n'importe où dans le monde.

Par ailleurs, quand on est travailleur autonome, on gère la totalité des aspects financiers : assurances, REER, revenus, impôts, etc. Pour ceux qui choisissent de constituer une société, les possibilités sont nombreuses : certains optent pour des dividendes, d’autres, pour un salaire en bonne et due forme. Les prélèvements à la source faits par un employeur sont réalisés autrement. D’où l’importance de bien connaître les règles fiscales ou de se faire conseiller adéquatement. Si l’autonomie comporte une part d’insécurité, elle procure aussi une certaine « poigne » quant à la façon de gérer nos avoirs. Sans compter qu’on apprend par la force des choses et qu’on devient plus « cultivé » sur le plan des finances.
Dans le même registre que la souplesse de l’horaire, la possibilité de concilier le travail et la vie personnelle est de loin l’argument qui encourage une large part de travailleurs autonomes à faire le saut. Votre plus vieux termine l’école à 15 h 30? La garderie du plus jeune ferme à 17 h? Exit le stress causé par la peur d’arriver en retard en raison d’un bouchon de circulation. Même chose quand il s’agit d’accompagner votre parent âgé à un rendez-vous médical ou de vous occuper des préparatifs des fêtes. Dans la mesure où vous trouvez les moments nécessaires pour remettre vos livrables dans les délais établis, tout baigne. Il faut cependant être prêt à travailler en soirée, à certains moments, pour compenser les heures passées à réaliser d’autres activités que celles en lien avec le boulot. Le 9 à 5? Très peu pour les solos.
Un incontournable toutefois : il faut miser sur le confort et l’ergonomie, côté mobilier. C’est une question de productivité, mais aussi de santé. Investissez dans un bon fauteuil de travail, ajustable à souhait, et dans des accessoires qui vous permettront d’adopter une bonne posture. Vous freinerez les risques de tendinites, de bursites et d’autres troubles musculosquelettiques. Un choix rentable.
Superficiel? Pas tant que ça. Imaginez l’infini bonheur de pouvoir travailler en « mou », bas de laine aux pieds, bien enveloppé de ce vieux tricot qui a subi les ravages du temps, mais dont on ne peut se séparer parce qu’il est juste trop confortable alors qu’il fait -40 degrés dehors, un jour de janvier… Le salarié doit obéir à un code vestimentaire imposé par son entreprise et par le secteur d’activité dans lequel il travaille. Pas de client à rencontrer? Envie de porter un peu de douceur par une journée froide ou d’accroître son confort par temps chaud? Tout est permis! Personne ne nous regarde. Il suffit d’arborer notre plus beau sourire lorsqu’on parle au téléphone et de nous montrer professionnel, et le client en sera reconnaissant. Par ailleurs, nombre de pigistes vous le diront : s’habiller en « travail », même quand on travaille de chez soi, aide à gagner en attitude et favorise, pour plusieurs, un état d’esprit plus propice à la productivité. J’en suis. À chacun sa façon.

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